Qui je suis, mon parcours

Qui je suis ?
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Passionnée de musique, de concerts,  je suis de par mon métier en contact permanent avec les jeunes enfants.
J’ai bientôt 35 ans,  au moment où je publié ce premier article dans ce Blog.
Après quelques relations amoureuses qui se sont achevées en laissant un goût amer, en m’étant sentie utilisée plus qu’aimee, l’idée de faire un enfant seule m’est apparue doucement, comme une évidence.
En octobre 2015, j’apprends que je dois me faire opérer. La peur me gagne. Mais ce qui me fait le plus peur dans cette opération,  c’est la crainte de ne jamais avoir d’enfant. Je suis jeune,  mais il y a  des risques, comme à chaque opération…
Mon opération se déroule bien.  Très bien.  On m’annonce même que la maladie de mon uterus,  avancée il y a quelques annees, n’est plus du tout visible… Erreur ou partie d’elle même…  Toujours est-il que je suis soulagée.  Je pourrai peut-être quand même avoir des enfants !
Janvier 2016, comme de plus en plus à la nouvelle année,  je me sens mal.  Figée.  Toujours pareil que l’année précédente,  elle même identique à la précédente… Je souffre encore de ma dernière rupture. La plaie est toujours là 7 mois après. J’avais décidée de lui faire confiance. Il en a profité pour me quitter sans une explication, après m’avoir parlé d’envie d’un enfant ensemble,…   Sans aucun signe qui m’aurait mis la puce à l’oreille. La douleur est toujours là.  Comme à son départ. Comment refaire confiance en un autre sachant tout le mal qu’il m’a fait ???
L’envie de devenir mère est toujours là. Mais je suis seule. Je me renseigne sur mes options. L’adoption, la pma,…  C’est cette seconde option qui m’attire.  Mon hôpital bruxellois permet aux personnes célibataires comme moi,  de le devenir. C’est un bon signe !
Février 2016 : après réflexion je me dis que c’est ce que je dois faire.  Que c’est là que je dois me lancer.  Que si je veux devenir maman,  c’est peut-être l’une de mes dernières chances.
Je prends très vite rendez-vous à l’hôpital ou je suis suivie.  Au programme : rendez-vous avec un psy. Si il donne son accord,  rendez-vous gyneco.  Et ils décident en équipe si oui ou non mon cas est retenu.
Avril 2016 : la psy n’est pas très ouverte à mon dossier.  Elle me propose de congeler mon ovules et d’en faire une fiv quand j’aurai rencontré qqn.  Ce n’est pas ce que je veux mais elle n’est pas ouverte à mes explications. Elle me trouve trop jeune et me dit de revenir quelques semaines plus tard et que si je suis toujours intéressée,  elle appellera mes parents pour qu’ils se portent garants s’il m’arrive quelque chose.  Mais noooooon.  Mes parents n’ont pas à avoir ce poids sur les épaules. Ce n’est pas elle qui doit décider de l’avenir de mon enfant. C’est à moi.  Je sais très bien que mes parents seraient là pour l’enfant. Cette discussion n’est vraiment pas celle que j’attendais.
Sous les conseils d’une amie dans la même galère,  je contacte 2 autres hôpitaux pour y entamer également les démarches.
Juin : hôpital Bxl 2. Rendez-vous gyneco.  Une femme très ouverte,  souriante.  Elle me met en confiance. Elle m’explique tout.  Elle me propose de démarrer les essais le meme mois.  Mais d’abord,  je dois aller voir la psy de l’établissement,  mais que tout semble OK pour que le dossier soit accepté. Je sors de l’hôpital…  Un an après ma rupture,  à quelques jours de mon anniversaire.

 

Et tu m’as fait devenir maman…

15h40.  4 janvier 2018.

Je te tiens.  On te pose sur moi.  Tu pousses ton premier cri. Moi je ne respire plus. Puis tu te calmes très vite.  Je reprends mon souffle. Tu me regardes dans les yeux.  Je t’admire.  Je suis maman,  grâce à toi. Tes magnifiques yeux bleus me fixent. Tu m’écoutes. Je te chuchote des bienvenus. Je suis KO. Sonnée.  Heureuse. Je découvre ta douce et unique odeur.  Tu sens si bon…

Comment va-t-on l’appeler ? Tiens mais…  Est-ce une fille ou un garçon? Dans la précipitation du moment, personne n’a vraiment remarqué.  Ou c’est ce que dit la sage femme…  On te soulève.

C’est…  Une fille ! Contre toute attente, j’ai une princesse.  Vive les couettes,  les tresses et autres jolies coiffures… Je suis maman et malgre mon ressenti,  je n’ai pas un petit prince mais une petite choupette de 49cm (je le saurai plus tard). Une petite chérie que je câline et à laquelle je me shoote à l’odeur.

Très vite, je sens qu’un problème se passe.  Mais pas pour toi. Pour moi. La sage femme et l’assistante gyneco se regardent et discutent.  On appuie sur mon ventre. Et puis j’entends que je perds beaucoup de sang.  Trop de sang.  On vérifie le placenta. Tout est OK.  Mais pourquoi je sens des choses étranges ? L’assistante demande d’appeler la gynécologue.  Elle semble inquiète. Ça ne me rassure pas.

On te prend de mes bras pour aller te couvrir un peu.  Un prétexte d’après moi,  avec le recul.

Ma puce, tu es tellement vite sortie qu’il est nécessaire de pas mal me recoudre… C’est impressionnant mais après un long moment entre les mains d’une habile couturière, l’hémorragie cesse enfin.

Doublement sonnée, 3h plus tard,  on me monte au service maternité de l’hôpital. Je ne t’aurai quitté que de quelques mètres, pendant un bon 20 minutes. Je ne te lâche pas des yeux.  Ma maman,  qui m’accompagnait,  reste près de toi,  te prend même dans ses bras.  Ma petite puce qui sent que maman n’était pas au top.  Tu as crié.  À peine. Juste pour me montrer que tout va bien. Tu vas bien.  Mon coeur ne bat plus uniquement pour moi.  Il bat avec toi. Toi mon petit trésor. Toi ma princesse.  Toi qui me joue des tours dès ton arrivée.  Oui j’étais convaincue que tu serais un p’tit mec.  D’ailleurs quand on m’a dit que c’était une fille je ne l’ai pas cru tout de suite.  Mais la nouvelle me réjouit.  Tu es tellement belle. Tellement calme.  Tellement éveillée.

Tu es arrivée,  en boulet de canon,  quand il l’a bien fallu.  Toi qui était si bien là où tu étais.  Toi qui ne demandais rien à personne

Tu es arrivée en ouvrant vite les yeux quand tu es venue sur moi. À peine un cri.  Rien de plus.  Toute calme.  Toute zen. Tu te blottis contre moi et ton regard se tourne vers mon visage quand je te parle. Tu t’endors en m’écoutant te souhaiter la bienvenue.  Mais quand on te prend de mes bras, tu protestes. Pourquoi me déranger sembles tu dire.

Ce 4 janvier,  tu m’as fait devenir maman.  Et dans toute ma vie,  je n’ai rien connu de meilleur.

On nous remonte au service maternité. Tu dors dans mes bras.  Moi toujours KO de tout ce sang perdu. Ton parrain,  ta marraine, ton cousin, sont venus faire ta connaissance. Papi aussi.  On était tous là, avec mamie,  réunis près de toi,  pour fêter ton arrivée. Toi tu dors paisiblement dans mes bras.

Une fois seules,  toi et moi,  je me rends vraiment compte de ce qui s’est passé. Je suis maman.  Je suis TA maman.  Toi,  si fragile,  si belle,  si calme.  Je te depose dans ton berceau. Je t’observe.  Tu es si petite. Arriverai-je à te rendre heureuse.  À te donner tout ce dont tu as besoin ?

Je profite de ce début de soirée pour annoncer ton arrivée à toutes les personnes qui t’attendaient.  Tant de jolis messages nous reviennent.

23h mes paupières se ferment. Cela fait bientôt 24h que je suis à l’hôpital. Plus de 36 h que je n’ai pas dormi. La journée s’achève.  Une journée mémorable. Un 4 janvier 2018…

De jolies nouvelles

Cela fait un moment que je n’ai plus écrit sur ce blog et j’en suis désolée. Les choses ont quelque peu évoluées depuis mon dernier post.

Pour rappel la date théorique d’accouchement était le 26 décembre.  Un bébé de Noël semblait-il. Mais dans ces cas là,  c’est bébé qui décide !

24 décembre.  Réveillon de Noël.  Je m’impatiente de l’arrivée de babychou.  J’ai envie de le serrer dans mes bras.  Lui faire des tonnes de bisous. Mais tout ce que je parviendrai à faire, c’est des câlins sur mon ventre,  câlins auxquels il (bebe) répondra peu à cause d’un placenta positionné sur l’avant du ventre… Le lendemain,  cela sera pareil.

26 décembre.  À partir d’aujourd’hui j’ai des consultations tous les 2 jours pour surveiller bébé.  Le monitoring est parfait,  ma tension aussi.  Pas de contraction importante signalant un début de travail quelconque.  Et ouverture  0 !

On est donc parti tous les deux jours,  avec la valise car on ne sait jamais. Mais rien de rien.  Bébé semble bien la ou il est.

1er janvier : bébé est toujours au chaud.  On me parle de provoquer l’accouchement en fin de semaine au plus tard.

3 janvier.  Tout va toujours très bien. Col toujours fermé ‘ 0 contraction. On m’annonce qu’on declanchera cette nuit.  Que je dois rentrer à minuit pas avant, aux urgences sauf si bébé se décide de lui même.

4 janvier minuit.  Les yeux sont embués de fatigue, de crainte,  de joie.  Je me rends à l’hôpital pour faire le plus beau des rendez-vous.  Je sais que je serai comblée.  J’ai hâte de serrer mon petit prince dans les bras…

On me pose un gel. Qui fera vite effet. 7h du matin, j’en suis à 3cm.  Je me lève et me décidé de faire du ballon,  bouger. Ça fera de l’effet et les contractions qui commencent à se faire ressentir sont gerables debout…

10h.  J’en suis à 5cm. Mon trésor est bientôt là.  Je commence à bien bien le sentir.

Midi : j’en suis toujours à 5cm. Pour relancer la machine on me propose de prendre un bain. Bonheur.

13h : je commence à déguster.  Le bain ne me convient plus.  Il faut que je me relève. En filant vers ma chambre d’accouchement.

La sage femme me dit que j’ai rompu les eaux à voir le liquide qui coule. Elle vérifie. Première couche rompue. Mais toujours à 5cm.

14h j’ai vraiment mal.  Elle vérifie : toujours à 5cm. Pour me motiver elle annoncera 5,5 cm ! Elle m’injecte un produit qui peut faire « tout lacher » et ouvrir le col.  J’accepte. Je n’en peux plus il me faut une évolution. Souffrir OK si au moins ça avance mais non on en reste au même point…

Le médicament ne fait aucun effet.  Je me tord de douleur et les larmes me montent. La sage femme me rassure et me dit que je peux y arriver sans péridurale. (ce que je souhaitais)mais après un nouvel examen indiquant toujours 5cm je décidé de prendre ce remède pour pouvoir souffler.  Les contractions gagnent.  Je souffre trop.  Je ne souffle plus entre chacune d’elles.  Elles s’enchaînent trop. Je pleure de mon échec.  La sage femme me dit que j’ai magnifiquement tenu.  Que je ne dois pas regretter. Mais je ne peux accepter ce choix.  Encore aujourd’hui je regrette de ne pas avoir « reussi ».

La péridurale fera un si bel efFet et bébé si haut,  on s’autorisera à attendre un peu.

15h30 :bébé est toujours au chaud.  Bien haut.  Mais il ne faudra que quelques poussées pour que mon tresor arrive.  J’irai le chercher et le poser sur moi. Ça y est je suis maman.

Il est 15h40.  Nous sommes le 4 janvier 2018. Nous sommes une famille !

256ème jour – Visite de la maternité / bloc accouchement

256ème jour.  Aujourd’hui,  j’ai visité le bloc accouchement  et la maternité.

Il y avait déjà plusieurs semaines que j’y pensais mais les visites n’ont lieu que le week-end,  et les jours où il n’y a pas beaucoup de naissances en cours… Ça limite les possibilités.

Alors quand aujourd’hui,  lorsque j’appelle,  on me dit  » pas de problème » c’est la surprise.

Après avoir attendu quelques minutes avant de pouvoir entrer dans le bloc,  me voilà entrée avec un couple. La sage-femme qui nous reçoit était vraiment passionnée par son métier.  Elle nous a expliqué en long en large comment cela se passera le jour j.  Enfin…  Les grosses étapes.  Le contrôle monitoring,  le passage en salle de naissance (ou pas si ce n’est pas lz bon moment), la visite des salles de naissance aux noms tels que « Caraïbes », « zen », « montagnes »… Elle nous montre la neonat’, la salle de césarienne,  la salle de réa bébé…

Nous terminons la visite par les grandes chambres individuelles, puisque nous avons tous demandé des chambres de ce type.  La taille nous impressionne.  Et donne envie d’y être.

Un jour à la fois.  Babychou,  si tu m’entends, reste encore un peu au chaud,  je termine de préparer ton arrivée…  Encore un peu de patience !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

255ème jour

Aujourd’hui,  cela fait 255 que mon trésor grandit en moi.  36 Sa.

En théorie,  il m’en reste 25. Quelle sensation bizarre.  Il me tarde de faire visuellement sa connaissance.  De le bisouiller. De lui donner tout mon amour au risque de lui en faire avoir une overdose.  Mais Peut-on réellement souffrir de trop d’amour.  J’ose espérer que non.

Depuis le dernier post, je suis en arrêt.  Depuis 5 jours pour être exact.  Parfois je me dis que j’aurais dû travailler encore une semaine…  Que vu mon état actuel j’aurai pu le faire.  Oui mais voilà.  Le boulot c’est des enfants.  Non stop.. Des surveillances matin,  10h,  midi,  15h et parfois même jusqu’à 17h.  En temps normal c’est gerable. Quand tu cours aussi pour changer le disque auto pour ne pas avoir de pv,  que tu as des réunions certains soirs…  Et que tu bosses au deuxième étage d’un très grand et vieux bâtiment…  Il y a un moment ou tu te dis : cette fois faut que j’arrête.  D’ailleurs les premiers jours de congés m’ont confirmé que j’avais raison.  Des « fausses » contractions sont arrivées.  Quelques douleurs dans le bas ventre aussi.  Rien d’alarmant.  Juste je me dis qu’un peu de repos ne fera aucun mal au contraire.

J’ai aussi depuis le message passé vu le parrain de babychou.  Mon grand frère. Ravi d’avoir été choisi.  Je ne pouvais pas faire autrement.

La valise est quasi terminée surtout pour babychou.  Moi ça arrive doucement.  Difficile de mettre des vêtements de côté pour peut-être les sortir dans 3 semaines.  Voir plus.  Et ne plus les voir d’ici là … Je vous reparle de cette valise très bientot. En attendant avez vous mis ou oublié des choses pour lesquelles vous vous êtes dit : dommage que je n’ai pas pris ceci ou heureusement que j’ai ça ?

C’est toujours possible de modifier alors lâchez vous dans les com’s

 

 

Le stresse monte d’un coup…

Cette semaine,  je me sens chamboulée. J’ai eu mon DERNIER rendez-vous avec ma super sage-femme. Au vue de l’écho, elle m’a annoncé un bébé à terme pour 3,800kg pour 53 cm.  Je l’imaginais grand mais il (elke) semble bien parti pour être dans la moyenne des tailles de mes neveux à leur naissance.

Et ce matin je prenais conscience qu’il me reste environ 5 semaines avant l’arrivée de l’être que j’aime déjà plus que tout. Et là,  coup de stress car RIEN est prêt.  J’ai tenté de démarrer le sac de maternité mais je ne sais pas quelle taille prévoir.  Du taille 0 ? 1 mois ? J’ai prévu son premier petit pyjama et bodys dans les deux tailles. On verra le jour j.  Pour les autres jours à la maternite du coup j’hésite.  Je fais un mixe des deux tailles ? Je demanderai l’avis de la sage femme qui donne des cours de préparatiob à la naissance que je revois cette semaine. Mais je prends vos conseils…

Et si ce n’était que le sac qui n’est pas prêt ce serait les doigts dans le nez.  Non.  Les vêtements de bébé sont en lavage.  Certains sont prêts et repassés.  Pas encore tous.

Je dois recevoir le berceau pour les premiers mois de bébé.  Mais à ce jour je ne le possède toujours pas. Mais comme on me le prête…

La chambre de bébé n’est pas prête du tout.  Il faut l’isoler,  remettre du gyproc,  peindre…  Je ne m’attaque pas à ça pour l’instant mais je sais que je vais devoir doucement y songer.  Bébé restera un peu dans ma chambre au début mais pas jusqu’à ses 20 ans non plus !

J’ai déjà acheté le cosi pour son retour à la maison.  La table à langer.  Mais il me reste beaucoup sur la liste.  Financièrement ces derniers mois sont difficiles. J’ai eu pas mal de grosses factures coup sur coup.  Je suis en ordre de ce côté là,  mais mes achats ont pris du retard.  Et je sais que maman solo = moins de monde viendra nous voir à la mater sans compter moins de personnes pour participer à la liste de naissance. J’espère juste avoir des visites…

J’ai déjà partagé à mes parents la liste ainsi qu’à mon frère.  En leur mettant que les objets prioritaires.  J’ajouterai les autres petit à petit.  Mais je ne veux pas partager avant pour le reste de la famille, collègues,  amis.  Je ne veux pas qu’ils vivent ça comme une obligation. Surtout que ce n’est qu’un cadeau.  Rien d’oblige pour qui que ce soit. Je ne veux pas que ça le soit. Donc pour toutes les autres personnes je partagerai la liste plus tard.  À la naissance.  De toutes façons,  s’ils emportent quelque chose je ne pourrais pas l’installer avant de le recevoir. Et les cadeaux se reçoivent d’après moi à la maternite ou après.  Avant, ça me rend mal à l’aise et par superstition…  Ce n’est pas mon truc. Je ne vise personne qui l’aurait partagé avant.  Si elles savent le faire avant et bien c’est tant mieux pour elles.  Mais ce n’est pas pour moi.

Alors si j’en suis aussi loin dans les préparatifs,  qu’est-ce que j’ai déjà fait ?

Les faire parts sont en réalisation.  J’ai hâte de les découvrir. Une jeune artiste locale s’en charge. Et vu ses autres créations je n’ai pas trop peur du résultat.  Juste impatiente !

Le cosi est prêt lui aussi.  Avec la grosse couverture et le jeu en spirale même si bébé les premiers temps ne le regardera pas.

La table à langer est prête.  Avec quelques paquets de couches.  Des vêtements.  Bavoirs.  Sacs de couchage. Matelas.  Sa brosse.  Son peigne.  Son p’tit doudou musical pour le calmer durant le change. Du sérum physiologique.

La demande d’allocations de naissance est envoyée.

Pour ces prochains jours je compte continuer le rangement.  Les documents administratifs à encore envoyer. Ranger mon bureau au travail.  Parce que l’arrêt s’approche mine de rien. Demander parrain / marraine.  Préparer son coin dans ma chambre. Et la pièce de vie pour nos journees ensemble. Il faut aussi préparer les dragées…

Bref le congé approche mais la quantité de choses à faire reste énorme.  Et en 5 semaines cela commence à me faire flipper pour tout ce qu’il reste à faire…

 

 

Échographie 3

Il y a un peu plus d’une semaine,  soit à 32 sa et 2 jours,  j’ai eu ce qui doit normalement être mon dernier rendez-vous virtuel avec mon tresor avant le grand rendez-vous.

Verdict  : tout va bien.  Un bébé qui pèse déjà 1,9kg et dont le poids estimé pour la naissance est de…  3,8 kg voir 3,9kg ! Ohhhhhhtch !

Ça m’a fait un peu paniquer sur le coup en me disant « comment il va réussir à sortir ? » mais après discussion : papa et maman sont plutôt grands, bébé semble pas petit non plus…  Je suis née avec un poids similaire… On verra.  Je pense que peut-être on ne dépassera pas trop le terme et on declanchera si nécessaire.  Enfin j’espère ! Accoucher d’un bébé d’1m20 ne me tente pas ! Hihihihi…

Sinon,  j’ai repris le travail et cette semaine s’est plutôt bien passée.  J’ai comme objectif d’aller jusqu’au 24 novembre.  Arrêter avant serait possible puisque en théorie je peux commencer mon congé mater dès mardi.  Mais j’ambitionne d’aller jusqu’au 24 pour déjà gagner deux semaines de plus après la naissance… Tenir plus longtemps serait un bonus… Un jour à la fois.  La santé de bébé avant tout..

 

vacances, repos et….

Depuis quelques jours je suis en vacances.  Ça me fait énormément de bien. Et babychou remue bien. Ce qui me fait hésiter pour la suite.  Reprendre le boulot( je suis à 32 sa) malgré la fatigue qui va revenir plus vite qu’elle ne part ? Ou m’arrêter et profiter de ce sentiment de bien-être qui m’envahit ?

Je pense reprendre le travail lundi.  Et tenir comme je peux en me disant que 1) à partir de maintenant je suis contrôlée 2 fois par mois.  Donc si besoin de m’arrêter je pourrais en parler plus vite et plus facilement au gynécologue ou à la sage femme qui me suit.

2) chaque jour de travail à partir du 14 novembre est un jour de gagné passé avec mon amour après.  Mais non je ne forcerais pas.  Dès que je sens que la fatigue revient trop fort,  je m’arrête. C’est un deal avec mon p’tit trésor qui doit encore prendre des forces avant de prendre le grand air.

Alors du coup cette semaine, mon programme est simple : le matin repos / grasse mat  ( sauf hier où  j’avais rendez-vous dans la maternite où je pense accoucher pour la transmission du dossier.  Au programme on à tout vérifie : col bien fermé,  tension parfaite et mini écho où bébé à encore assez de liquide pour aller bien, il faisait des mouvements et à même baillé…. Deux minutes d’écho en attendant celle qui doit être la dernière écho… ) et l’après-midi je m’occupe : rangement,  papiers/factures… Préparation de l’arrivée de mon p’tit coeur…

Ce week-end,  j’ai été acheter le cosi pour la voiture. Je craque devant toutes ces minis choses qui feront bientôt partie de ma vie au quotidien.

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Continuer d’avancer au jour le jour. Continuer d’espérer que tout continuera bien. Continuer de profiter de chaque instant.  Profiter tout simplement…

Nuits… Agitées.

Depuis le début de ma grossesses, je le lis / l’entends… La grossesse fait faire des rêves étranges.

Certaines rêvent de nuits torrides avec un chanteur/acteur connu.  Je les envie.

Moi mes nuits sont rythmées par les attentats.  Nettement moins fun d’un d’un coup hein ? Mais si je ne faisais qu’un cauchemar de ce type par nuit,  ce serait supportable…  Et encore.  Non moi c’est 3 à 4 cauchemars par nuit.  Tous ou presque sont des rêves d’attentats.  Des adultes qui viennent me tuer,  mitrailleuses à la main,  mais aussi tuer mes parents,  la fois suivante c’est un terroriste qui offre une auto téléguidée à un enfant innocent qui va finir par faire exploser son bolide… Et quand ce n’est pas un attentat, ça reste des règlements de compte.  Chez moi, des connaissances viennent me tuer pour un pêcher que j’ignore.

Tout ça pour me réveiller encore plus fatiguée que je ne m’étais endormie.

Je sais que la dedans il y à la peur pour mon babychou de ne pas pouvoir le protéger de tout ce monde pourri qui nous entouré.  D’avoir peur de ne pas réussir à assumer d’être maman et papa en même temps… Peur que certains me jugent et m’en veulent pour mon choix de vie,  que pourtant j’ai l’impression de bien assumer.  Quand on me demande qui est le papa,  jamais je ne crains de répondre la vérité. Il n’y a pas de papa.  Et je l’assume… Du moins je le croyais.  Il va peut-être falloir que j’en parle à quelqu’un du métier car ces rêves m’epuisent.  Au point que je ne tiens plus physiquement au boulot…. Je pleure sans  raison.  Je n’attend qu’une chose : aller me coucher.  Je rentre du boulot lessivée.  Je m’affale sur le divan,  dans le meilleur des cas et je regarde la télé.  Sinon c’est direct au lit une heure ou deux.  Mes collègues me disent de prendre un congé maladie.  Je suis blanche.  Une morte vivante ! C’est de saison avec halloween me direz vous mais j’essaie de tenir encore.  Ne pas prendre de jours, limiter mon absence.  Je sais qu’au travail,  on peut me remplacer.  Je n’ai pas la prétention de dire le contraire.  Moi ce qui m’ennuie c’est de prendre avant.  Je préfère garder pour après…  En théorie demain soir,  je suis en vacances une semaine, ensuite je peux prendre mes congés maternité dès le 14 novembre.  Mais entre nous ça m’énerve d’être une loque pareille.  Moi qui révais d’aller jusqu’au 15 décembre…  Honnêtement je ne me vois plus tenir jusque la mais j’aurai aimé tenir encore un peu.  J’ai l’impression d’être faible de ne pas tenir plus longtemps…  Je m’en veux déjà…

Coup de stress

C’est arrivé sans le crier sur tous les toits mais … Dans 72 jours bébé sera là.  En théorie.  On est d’accord qu’il ou elle décidera de son moment… De notre moment !

Alors en y pensant je me dis Whoaw. Rien est prêt !

J’essaie tant que possible de me faire une liste des choses à prévoir pour la maternité.  Pour babychou,  pour moi,  pour nos visiteurs. Et là,  je suis perdue.  J’ai bien entendu fait ma petite liste mais…  Pour celles qui peuvent m’aider sur ce qu’elles ont aimé avoir à la maternité, ce serait avec plaisir.  J’ai pensé aux provisions boissons nourriture.  J’ai pensé aux vêtements…  Enfin je crois ne rien avoir oublié  sur la liste,  mais vous…  Avez vous apprécié avoir un objet, … Ou regretté ne pas l’avoir  ?

C’est fou de se dire que si bébé devait arriver maintenant il ou elle pourrait vivre.  Avec peut-être et même sûrement une assistance pour l’instant mais mon p’tit trésor est « viable ».

Tout passe à une de ces vitesses depuis que j’ai repris le travail et cela m’angoisse.  Je sens beaucoup moins bébé en journée,  qui se fait discret.  Et je suis tellement fatiguée le soir…  Je commence à m’énerver au travail pour des choses certes énervantes mais ce n’est pas mon habitude. Je suis de mauvaise humeur. Tout cela parce que je me sens à plat.  Ces jours là je me dis que tenir jusqu’à au 15 décembre relèverait du miracle.  On s’entend sur tenir.  Je parle de pouvoir continuer à travailler.

Alors je recalcule. Parceque m’arrêter cette date là serait l’idéal.  Je n’aurai qu’à prendre 2 mois de congé parental après.  Et du coup…  Je profiterai de babychou jusqu’à mi août sans problème.

Oui mais voilà,  si je ne tiens pas jusque mi décembre,  je serai forcée de prendre un ou deux mois de congé parental en plus.  Et financièrement cela se complique vraiment fortement.

Alors ma priorité est bien que bébé reste le plus dans mon ventre,  là ou il doit être le mieux.  Et si le médecin m’annonce que je dois m’arrêter je le ferai.  Mais à côté de ça…  C’est dur dur de me dire OK je reprendrai en avril /mai…  Ou alors je dois gagner le jackpot…